Vénus modernes

La Vénus Moderne, Diptyque moderne, 2018, Orhid (Macédoine du Nord). Exposée aux côtés d'une impression photographique de La Naissance de Vénus de Botticelli au festival "It's easier to breath underground" à Skopje.

Contemporary love, 2018, Halkidiki et Olympos (Grèce).

Nouvelle origine du monde, 2020, Leipzig (Allemagne).

Loose, Surfaces, 2020, Drôme (France).

Sans titre, 2018, Minolta, photographie et développement argentique, Paris (France)

Sans titre, 2018, Minolta, photographie et développement argentique, Paris (France)

Mont Olympe, 2018 (Grèce)

J'ai réalisé une série de photographies argentiques et numériques, et un court-métrage (Le Profil, 2015) dans laquelle je souhaitais traiter de l'image de soi et de l'auto-représentation de soi dans une perspective qui mêle à la fois la question du selfie et des réseaux sociaux (Le Profil) à l'heure actuelle, et le rapport à l'intimité de la chambre au regard de son évolution historique, plus largement. En effet, alors que la naissance du miroir et de la chambre comme espace intime ont à voir avec la naissance de l'autobiographie (pouvant être associée à la publication des Confessions de Jean-Jacques Rousseau, 1765-1767) et d'une forme de récit de soi - si l'on pense à Une chambre à soi de Virginia Woolf, par exemple, les selfies et réseaux sociaux font au contraire renaitre la question de la publicisation de l'espace intime.

Parallèlement, dans l'optique de traiter de la question de l'image de soi et d'une chambre à soi, j'ai souhaité travailler à partir d'analogies entre des références picturales (la Naissance de Vénus de Boticelli par exemple) et des scènes ordinaires du monde contemporain (le Selfie par exemple).

Coline Rousteau